samedi 5 juillet 2014

Jour 10 - Kamakura

Ce jour est notre jour "Elfen Lied". Concrètement, nous allons visiter la ville de Kamakura en faisant les points d'intérêt du manga que nous aimons tant.

Nous voici donc levés, douchés, et nous partons en direction de la gare. Nous ne sommes pas pressés : il y a des trains régulièrement. Nous petit-déjeunons... au Starbucks Coffee pour changer. Thé Macha pour nous deux, notre petit gâteau habituel, un sandwich jambon fromage salade pour moi en plus.

Ensuite, nous prenons le train en direction de Shimbashi qui a une correspondance pour Kamakura. Une fois à Shimbashi, nous trouvons le quai, et prenons le train qui nous amène théoriquement à Kamakura... sauf qu'arrivés à Shinagawa, le train s'arrête et fait demi-tour ! Il faut savoir qu'en fait, sur un même quai, il y a toujours plusieurs trains qui vont dans la même direction, mais dont le terminus n'est pas le même.
De nouveau arrivés à Shimbashi, nous attendons donc le bon train. Il est 9h26 quand ce dernier arrive (enfin) et nous dépose vers 10h20 à Kamakura. Voici le trajet que nous allons faire :


Afficher Elfen Lied Kamakura sur une carte plus grande

Première étape : "Sasuke Inari shrine". C'est un temple qui normalement est assez facile à trouver, à 20min de la gare, à pied. Dans le manga, Kôta, l'un des personnages principaux, et Yuka, sa cousine dont les sentiments sont mitigés, s'y abritent sous une pluie battante. Leur chemin pour y accéder y est retranscrit fidèlement et c'est ce que nous comptons voir.

En moins de 15 min, nous sommes devant les marches menant au temple. Il y a des ouvriers qui se préparent à faire des travaux de rénovation du temple. Nous passons donc devant et empruntons la série de marches, sous les toriis. On se croirait dans une miniaturisation du Fushimi Inari de Kyoto. C'est très joli et surtout : très calme ! Nos pas sont bercés par le chant des oiseaux, il fait super beau. Une fois les quelques marches montées, nous arrivons à d'autres marches qui elles sont bordées de drapeaux. Nous les passons donc et arrivons au pavillon principal du temple. On reconnaît parfaitement la scène du manga où les protagonistes s'abritent. Où Yuka avoue ses sentiments à Kôta, où il la prend sur ses genoux pour la réchauffer. Cela est étonnant de se retrouver dans un manga, en vrai !
Nos quelques photos prises, nous continuons le chemin et passons sous un Torii en bois brut, débouchant sur un petit sentier de pierre au bout duquel il y a d'autres marches.

En nous retournant, nous constatons que nous sommes sur une autre scène de l'anime. Il y a la forêt à notre droite, et de petits temples d'offrandes sur la gauche. La végétation est un peu différente du fait de l'ancienneté de l'animation (10 ans), mais les points principaux sont là.
En continuant sur les marches, nous arrivons en face d'un autre Torii, rouge cette fois, quasiment adossé à la montagne. Là encore, cela est une scène précise et nous en prenons donc des clichés. Puis nous continuons à droite du torii pour arriver à un petit temple dans lequel sont exposées une multitude de statuettes en porcelaine de renard (inari). Pour y accéder nous commençons déjà à patauger un peu dans la boue.
Puis nous redescendons les marches pour revenir au Torii de pierre, car Mimi a repéré un bon point de photos à faire avec le trépied. Du coup, nous testons également la nouvelle télécommande. C'est pratique pour éviter d'attendre les 1Os du retardateur !

Une fois les photos de couple faites, nous remontons les marches, et cette fois prenons à gauche du Torii rouge. Il s'agit d'un chemin bordé d'une rembarde en fer, qui monte très fort. Les seuls points d'appuis sont les racines des arbres, et quelques roches débordantes de la montagne... le reste n'est que boue gliçante. Armé de mon trépied, d'une main, et de mon appareil photo, dans l'autre main, l'escalade est périlleuse ! Mais la grimpée est finalement effectuée sans encombre. Entre temps, nous avons pu prendre un clichet d'une autre scène mythique du manga, où justement Yuka glisse, tombe sur les fesses et tache sa robe, et Kôta l'aide à descendre en lui tenant la main.
Une fois en haut, nous marquons une petite pause le temps de réfléchir au chemin à emprunter : 3 routes, autres que celle de montée, s'offrent à nous. L'un est un chemin non utilisé depuis longtemps. Un panneau indique quelque chose en japonais, mais la végétation a repris ses droits depuis longtemps...
Un autre est un chemin longeant le flan de la montagne, entre tronc et racine. A priori, il mène à une seconde partie du temple. Cependant, la route est boueuse et même si des promeneurs l'empruntent, le GPS m'indique que c'est un chemin assez long avant d'arriver au second étage du site.
Le dernier chemin nous mène assurément en bas, puisque le chemin descend.
Dans les trois cas, nous restons abrités de la forêt luxuriante de la zone. Pendant cette réflexion, un monsieur, senior de la marche (reconnaissable à la clochette accrochée à son sac, à son bâton de marche et à son guide papier de la zone) est arrivé par le chemin descendant. Une nénette d'une vingtaine d'année nous a suivi par la montée, qu'elle a pratiquée avec brio malgré ses chaussures de ville à talon. Ils sont vraiment forts ces japonais ! Les deux personnes discutent entre elles. Je comprends que la jeune demande à l'ancien la meilleure route à suivre, puisque l'ancien sort son guide et lui montre les différentes routes. En outre, son guide de la montagne indique l'altitude, mais n'indique pas les chemins !
Du coup, je branche le GPS et lui montre car ce dernier indique en pointillé les différents embranchements. L'ancien me parle en Japonais, et la jeune du coup, nous traduit dans un anglais impeccable. Nous sommes contents d'échanger un peu. La jeune nous demande d'où nous sommes, et à l'entente du mot France, s'émerveille comme à chaque fois que nous disons que nous sommes français !

J'explique avec difficulté que nous sommes venus ici car nous connaissons le manga Elfen Lied. Personne ne le connaît ici apparemment. Alors je sors mes photos des lieux, de l'anime, préalablement imprimées, et je fais ma petite leçon sur le manga. Du coup, elle nous remercie de cette prise de connaissance, et s'en va poursuivre son chemin. Puis c'est au tour de l'ancien et à notre tour d'arpenter un des chemins. Nous choisissons la descente : nous ne sommes qu'en début de journée, et nous ne savons pas combien de temps va nous prendre le reste du temps.

La descente est très rapide, mais là encore, très glissante ! Moi j'ai mes chaussures de marche, mais Mimi, avec ses Creeks, a la semelle lisse, donc a une tendance à faire de bonnes glissades. Nous sommes donc très prudents sur notre descente. Une fois arrivés en bas, nous constatons que la ville est directement là. C'est un constat assez frappant au Japon : ce contraste entre le passage de la ville à la campagne, de la montagne à la ville aussi.

Un petit coup d'oeil au GPS nous fait finalement choisir d'aller à pied au second point de mire de notre aventure. De plus, cela nous permet de visiter la ville en passant par de petites rues que nous n'aurions sûrement pas faites autrement ! Nous prenons au passage quelques photos d'exemples de palissades en bambou, faciles à faire.
En une dizaine de minutes, nous sommes en bas de notre promenade : un temple fourni de drapeaux blancs qui est symbolique dans notre anime. Et juste en face, il y a le cimetière typiquement japonais, dans lequel il y a une scène de combat assez gore.
En passant par l'une des entrées de ce petit cimetière, nous arrivons en bas d'un escalier, promenade par laquelle nos héros passent régulièrement pour entrer chez eux. Cependant, leur maison est fictive. Dans la réalité, il s'agit d'un temple surmonté de magnifiques cerisiers. La vue en haut de la promenade donne directement sur la ville, et le bord de mer.
Puis nous redescendons par le versant opposé des marches et nous arrêtons pour une prise photo. Cela représente là encore un des points clefs de l'anime.
Enfin, nous remontons la rue pour arriver à un pont, à côté d'une des gares de l'Enoden, que nos protagonistes empruntent régulièrement.
Une fois notre petit tour des scènes phares du manga, nous avions décidé de profiter un peu de notre temps pour se balader sur le front de mer. Nous y descendons donc à pied, vu que c'est à 10min de notre position. Nous empruntons de nouveau des petites rues typiques où nous trouverons quelques bizzareries : un poteau indiquant le niveau de la mer, en cas de tsunami (rassurant !), un jolie escalier menant à une habitation (un peu crevant à faire tous les jours), une maison en bois, un portail design, toujours des palissades, et Mimi a même découvert les 7 nains !
Au passage, nous croisons un Lawson (combini ouvert 24h/24, 7j/7). Nous décidons d'y prendre notre casse-croute : onigiri au thon pour moi + petits sandwichs pour nous deux. Nous testons aussi le match tea froid qu'ils proposent (marque Starbucks !). Nous allons ensuite nous promener entre les algues, les aigles, les corbeaux et les coquillages. Cela nous prend beaucoup moins de temps que prévu. Du coup, nous décidons de nous installer sur les marches pour déjeuner en face de la plage. Très vite, un corbeau se pose à coté de nous, à peine assis. Comme il coasse sans cesse, nous décidons de monter un peu plus haut et de nous installer sur la promenade longeant le rivage.
Nous commençons enfin notre pitance. Nous déballons nos sandwichs et à peine quelques bouchées plus tard, un aigle pique le sandwich au thon de Mimi, alors qu'elle l'avait dans ses mains ! Au passage, je me prends les plumes de ses ailes dans les cheveux, et Mimi se fait fouetter le front ! C'est alors que l'on comprend l'image de l'aigle écrit avec plein de caractères bizarres tout autour : attentions aux aigles, ils attaquent les pique-niqueurs !

Du coup, nous remballons notre nourriture et décidons d'y manger plus loin. Nous finissons donc notre balade sur le front de mer et nous engouffrons dans la rue principale nous amenant à la gare.

En chemin, nous trouvons un banc que nous utilisons pour finir notre repas, en restant aux aguets vu que les aigles sont partout ici. D'ailleurs, nous en avons vu un plonger sur un nid de corbeau, au sommet d'un arbre, mais M Corbeau n'était pas loin, et a fait fuir l'aigle en l'attaquant à son tour. C'est sauvage le Japon !

Une fois le repas terminé, sur le chemin de la gare, nous avons goûté des petits biscuits en forme de poisson que nous avions acheté à la gare en arrivant en prévision de notre dessert. Ils sont fourrés au matcha, au chocolat et à la crème vanille. Délicieux ! D'autres sont proposés à la pâte d'haricot rouge, de fraise, et d'autres parfums que nous n'avons pas retenus.

Une fois à la gare, comme nous avions prévu large en terme de planning, nous décidons de faire un tour dans la rue commerçante, puisque nous l'avions jamais arpentés encore.

Il y a beaucoup de magasins de vêtements, de restaurants, et de ventes de souvenirs classiques. Des pousses-pousses proposent une balade à l'entrée. Nous refaisons un tour dans le Ghibli Shop à l'entrée de la rue, et nous déambulons. Emilie essaye un petit gilet, mais le seul modèle proposé a un accro. L'achat ne sera donc pas fait. Nous dégustons un pamplemousse à la paille également : un trou est fait sur le dessus, puis la chair est broyée directement à l'intérieur, quelques glaçons y sont ajouté, et une grosse paille termine le tout. Très rafraîchissant !
Dans les rues commerçantes japonaises, il y a tellement de magasins proposant des petits trucs à grignoter que l'on voit toujours quelqu'un manger. C'est notamment le cas d'un gars et sa copine devant nous, qui n'ont personne autour d'eux, et qui dégustent une crème roulée... Il n'en faut pas plus aux aigles pour essayer de chiper la crèpe de monsieur. Du coup, ils se sont glissés sous un store à raz d'un mur pour finir leur crêpe, en scrutant le ciel. Comme ça nous est arrivé à midi, on a bien rigolés car on devait faire la même tête qu'eux !

Une fois notre tour fini, nous sommes rentrés en direction de Tokyo. Une heure de train après, nous étions sur la capitale. Nous sommes rentrés à l'hôtel pour préparer notre lessive à faire pour le lendemain matin. Seul hic : l'hôtel n'a pas de machine à laver. Grosse erreur de ma part ! Car il n'y a pas de lavaumatique dans la zone, et personne à l'hôtel n'est capable de me dire où en trouver un !

Vers 19h, nous descendons de notre chambre pour aller manger sur Akihabara. Lors du voyage de noce, notre hôtel nous avait très bien conseillé et nous avait donné une liste de restaurants dans un des immeubles de la zone. Nous y avions mangés des tempuras. Cette fois, nous souhaitons changer un peu et comptons voir sur place directement ce qui se propose.

Nous y allons donc à pied. De Ueno à Akihabara, la route est simple : c'est tout droit ! En 15/20min nous y sommes sans nous presser. Nous prenons quelques photos de la zone, et nous dirigeons vers le "Crossfield". Nous choisissons un restaurant de sashimis au 2F.
Pour Mimi, ça sera un chirashi avec une multitude de sorte de poissons (saumon, thon, poisson blanc, poulpe, calmar, etc...) sur un matelas de riz, accompagné d'une soupe miso. Pour moi une gamelle en bois de radis rapé, au dessus duquel sont déposés 24 tranches de sashimi de saumon, thon, 2 poissons blancs, et du calmar, le tout arrosé d'un coca et d'une bière asahi.
Une fois ce très bon, et copieux, repas mangé, nous sommes rentrés tranquillement, toujours à pied, vers l'hôtel pour un repos bien mérité.

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